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    <title><![CDATA[   Archéologie/préhistoire/Anthropologie]]></title>
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    <description><![CDATA[NC]]></description>
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    <dc:date>2008-07-05</dc:date>

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    <title><![CDATA[La longue marche de l'humanité]]></title>
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				 <content:encoded><![CDATA[<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Cette contribution qui nous renvoie aux temps pr&eacute;historiques vise &agrave; repr&eacute;senter l'histoire &eacute;volutive de l'homme depuis les origines jusqu'&agrave; la r&eacute;volution n&eacute;olithique. Elle se propose de retracer le cheminement des premiers hommes, &agrave; travers un long processus jalonn&eacute; de mutations et de transformations tant sur le plan biologique qu'&eacute;thologique, pour aboutir, apr&egrave;s 4 millions d'ann&eacute;es au moins, &agrave; ce que nous sommes aujourd'hui, c'est-&agrave;-dire des Homo sapiens, stade ultime de l'&eacute;volution du genre humain et h&eacute;ritiers de l'ensemble des structures g&eacute;n&eacute;tiques, physiologiques, psychiques, etc... qui ont &eacute;t&eacute; acquises &agrave; travers les temps et les &acirc;ges. A cet &eacute;gard, le continent africain est sans conteste le point de d&eacute;part de cette course implacable et souvent d&eacute;loyale &agrave; l'hominisation.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; A l'&eacute;chelle de l'homme, 4 millions d'ann&eacute;es peuvent nous para&icirc;tre tr&egrave;s longs, mais compar&eacute;s &agrave; l'histoire de la terre et tout particuli&egrave;rement &agrave; l'histoire des autres &ecirc;tres vivants, celle de l'homme se r&eacute;v&egrave;le tr&egrave;s r&eacute;cente. Nous savons en effet que la terre est &acirc;g&eacute;e de 5 milliards d'ann&eacute;es et que les toutes premi&egrave;res formes de vie, les bact&eacute;ries et les algues sont apparues il y a plus de 3 milliards d'ann&eacute;es. Les premiers invert&eacute;br&eacute;s, les m&eacute;duses, les &eacute;ponges et les animaux marins bivalves ( les brachiopodes) sont &acirc;g&eacute;s d'au moins 750 millions d'ann&eacute;es (Ma). Les mammif&egrave;res remontent &agrave; 200 Ma. Ce n'est qu'en dernier lieu, vers 60 &agrave; 70 Ma que les primates, l'ordre auquel appartient l'homme, entrent en sc&egrave;ne.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">Dans ce touffu buis de vie, l'esp&egrave;ce humaine occupe le dernier rameau dont les origines sont &agrave; rechercher parmi les fossiles homino&iuml;des du mioc&egrave;ne, entre 26 et 7 Ma. Ces fossiles sont repr&eacute;sent&eacute;s par le <em>Proconsul</em> du mioc&egrave;ne inf&eacute;rieur (23 &agrave; 18 Ma), connu uniquement en Afrique orientale. C'est un quadrup&egrave;de et principalement arboricole, mais capable de se d&eacute;placer occasionnellement &agrave; terre. Il pourrait &ecirc;tre &agrave; l'origine des homino&iuml;des plus r&eacute;cents, notamment ceux du mioc&egrave;ne moyen (14-12Ma), repr&eacute;sent&eacute;s par deux esp&egrave;ces, le Kenyapithecus et l'Otavipithecus et &eacute;galement ceux du mioc&egrave;ne sup&eacute;rieur (11-5Ma) repr&eacute;sent&eacute;s par une seule esp&egrave;ce connue, le Sumburupithecus dat&eacute; d'environs 9.5 Ma.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; En fait, la p&eacute;riode qui pr&eacute;c&egrave;de l'apparition des premiers hominid&eacute;s, entre 10 et 4 Ma, reste une periode floue et tr&egrave;s mal connue &agrave; cause de la p&acirc;uveret&eacute; des fossiles qui s'inscrivent dans ce laps de temps et de l'incertitude qui entourre beaucoup d'entre eux. Il faut donc attendre la fin du mioc&egrave;ne et les d&eacute;buts du plioc&egrave;ne, c'est-&agrave;-dire &agrave; partir de 4 Ma pour que les nuages se dissipent avec l'apparition des premiers hominid&eacute;s qu'on d&eacute;signe sous le g&eacute;n&eacute;rique (fourre-tout) d'<em>Australopithecus.</em></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Ces derniers pr&eacute;sentent plusieurs esp&egrave;ces r&eacute;parties sur tout le continent africain, depuis la Tanzanie jusqu'&agrave; l'Ethiopie, en passant par le Kenya. Ils existent &eacute;galement en Afrique&nbsp;du Sud&nbsp;et en Afrique centrale: <em>Australopithecus anamensis </em>(Kenya); <em>A. afarensis</em> ou Lucy (Ethiopie et Tanzanie); <em>A. africanus</em> ou l'enfant de Taung (Afrique du Sud); <em>A. bahrelghazali</em> ou Abel (Tchad). </font><font face="Times New Roman" size="4">A ceux l&agrave; s'ajoutent trois esp&egrave;ces d'australopith&egrave;ques de type dit robuste ou paranthropes; <em>A. aethiopicus</em> (Omo, Ethiopie), <em>A. robustus</em> (Afrique du Sud) et <em>A. boisei</em> (Kenya, Tanzanie et Ethiopie).</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Qu'ils soient de type gracile ou robuste, les australopith&egrave;ques se distinguent par une petite taille (de 1 &agrave; 1.55m)&nbsp;, un faible volume cr&acirc;nien de l'ordre de 400 &agrave; 500 cm<font size="1">3 </font><font size="4">et une face relativement volumineuse et projet&eacute;e en avant.</font></font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">Mais la caract&eacute;ristique la plus la plus importante est l'acquisition de l'un des crit&egrave;res les plus marquant de l'humanit&eacute;: la bip&egrave;die permanente (la station verticale)? Celle-ci, combin&eacute;e &agrave; la technique et la culture, va leur permettre de se lib&eacute;rer peu &agrave; peu des contraintes de l'environnement. Mais beaucoup d'entre eux, comme A.afarensis et A. aethiopicus et robustus se sont engag&eacute;s dans une impasse et se sont &eacute;teint. Seul, peut-&ecirc;tre, A. anamensis, d&eacute;couvert aau Kenya et vieux de 4.4 &agrave; 3.2 Ma est consid&eacute;r&eacute; par certains comme candidat acceptable pour le genre Homo. Il aurait donn&eacute; naissance, &agrave; la fin du plioc&egrave;ne, vers 3 Ma, &agrave; homo habilis (l'homme habile). Mais dans ce domaine de la Pr&eacute;histoire, nos connaissances demeurent enti&egrave;rement conditionn&eacute;es par les r&eacute;v&eacute;lations du terrain. Ce qui &eacute;tait hier vilipenderest aujourd'hui consid&eacute;r&eacute; et nos convictions d'antan se transforment en scepticisme scell&eacute; et vice-versa.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; D&eacute;couvert en 1959 &agrave; Olduva&iuml;, en Tanzanie, homo habilis est consid&eacute;r&eacute; comme le premier repr&eacute;sentant vrai du genre humain. Il est le premier &agrave; avoir fait usage d'un instrument propre &agrave; l'homme: le langage articul&eacute;. son volume cr&acirc;nien est relativement plud d&eacute;velopp&eacute;. Il atteint les 650cm3. Le cr&acirc;ne est caract&eacute;ris&eacute; par une face presque plate et un bourrelet sus-orbitaire r&eacute;duit. L'absence de cr&ecirc;te sagittale, la massivit&eacute; des dents ant&eacute;rieurs, ainsi que la r&eacute;duction des dents lat&eacute;rales d&eacute;noncent une alimentation plus omnivore. Bien que sa taille soit plus petite (1.10 &agrave; 1.30m), la position avanc&eacute;e du trou occipital indique de mani&egrave;re certaine que cet hominid&eacute; se d&eacute;pla&ccedil;ait debout et bien droit. </font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; L'homme habile doit son nom &agrave; la d&eacute;couverte dans les niveaux arch&eacute;ologiques qui lui correspondent&nbsp;du premier et plus ancien complexe industriel connu jusqu'ici et qui constitue l'autre crit&egrave;re marquant l'humanit&eacute;: La conception consciente et r&eacute;fl&eacute;chie d'instruments n&eacute;cessaires aux strat&eacute;gie d'exploitation du milieu et des substances. C'est l'Oldowayen (des gorges Olduva&iuml;, tanzanie). C'est une industrie compos&eacute;e essentiellement de galets de rivi&egrave;res grossi&egrave;rement am&eacute;nag&eacute;s (Pebble-Culture). Homo habilis est en somme l'inventeur de l'industrie du geste. C'est le premier &agrave; avoir taill&eacute; et fa&ccedil;onn&eacute; des outils n&eacute;cessaires &agrave; sa survie dans un milieu souvent hostile. </font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Dans notre r&eacute;gion l'Afrique du Nord, on peut ins&eacute;rer dans cette p&eacute;riode de la Pr&eacute;histoire qu'on appelle le Pal&eacute;olithique ancien, les sph&eacute;ro&iuml;des &agrave; facette de L'A&iuml;n Lahn&egrave;che (El Eulma, S&eacute;tif) et les galets am&eacute;nag&eacute;s de Bordj Tan Kenna (Illizi. Les vestiges de ces deux gisements sont aussi vieux que ceux reconnus dans l'Est africain. Ils remontent &agrave; plus de 2 millions d'ann&eacute;es.&nbsp; </font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; A partir de 1.6Ma s'op&egrave;re en Afrique un changement climatique important avec l'installation d&eacute;finitive de l'aridit&eacute; provoquant une r&eacute;duction extr&egrave;me du milieu forestier qui d&eacute;j&agrave;&nbsp; vers 4 Ma &eacute;tait cern&eacute; autour du Golfe de Guin&eacute;e, pour laisser place &agrave; une savane plus ouverte, plus &eacute;tendue et plus s&egrave;che et par cons&eacute;quent la disparition d'Homo habilis, car enti&egrave;rement d&eacute;pendant du milieu forestier et son remplacement par homo erectus (l'homme debout).&nbsp;Ce dernier&nbsp; marque une &eacute;tape importante dans l'&eacute;volution du genre humain. sa capacit&eacute; c&eacute;r&eacute;brale est nettement plus d&eacute;velopp&eacute;e. Elle d&eacute;passe les 1200 cm3. C'est une esp&egrave;ce adapt&eacute;e aux milieux ouverts, la savane. C'est un super pr&eacute;dateur capable de parcourir des distances importantes &agrave; la poursuite &nbsp;du gibier.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Homo erectus a su d&eacute;velopper son arsenal industriel qu'on appelle l'<em>Acheul&eacute;en</em> dont l'outil le plus caract&eacute;ristique est le biface. C'est un outil taill&eacute; &agrave; partir d'un bloc de pierre sur les deux faces et pr&eacute;sentant une sym&eacute;trie axiale. Il a &eacute;galement am&eacute;lior&eacute; son espace domestique. L'habitat acheul&eacute;en, qu'il soit sous abris rocheux ou sous forme de huttes faites de branchages, en grottes ou en plein-air, est structur&eacute; en aires sp&eacute;cialis&eacute;es selon les activit&eacute;s diurnes (aire de couchage, de taille et de fabrication d'outils, de d&eacute;pe&ccedil;age d'animaux, de combustion...).</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Mais la d&eacute;couverte la plus importante de cette p&eacute;riode qu'on appelle le Pal&eacute;olithique inf&eacute;rieur est le feu. L'Homo erectus a su l'apprivoiser et le recr&eacute;er &agrave; volont&eacute;, il y a de cela plus de 600.000 ans. La ma&icirc;trise de cet &eacute;l&eacute;ment capital a certainement rendu possible l'occupation, par cette humanit&eacute;, de tous les territoires viables et le peuplement des r&eacute;gions &eacute;loign&eacute;es de l'Afrique, de l'Asie et probablement de l'Europe.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; L'acheul&eacute;en ou la civilisation du biface s'est largement r&eacute;pandue dans notre r&eacute;gion aussi bien en Alg&eacute;rie du Nord qu'au Sahara. Le site de Tighenif (Mascara) est c&eacute;l&egrave;bre pour avoir livr&eacute; les restes d'un&nbsp;Homo erectus, l'<em>Atlanthropus &nbsp;mauritanicus</em>&nbsp;(l'homme de l'Atlas), consid&eacute;r&eacute; jusqu'ici comme le plus vieil homme de l'Afrique du Nord. Il est dat&eacute; de 750.000 ans. Outre le biface et toute une panoplie d'outils sur &eacute;clats, l'homme de T&eacute;ghenif a &eacute;galement d&eacute;velopp&eacute; un autre type d'outil sp&eacute;cifiquement africain: le hachereau, r&eacute;alis&eacute; par une technique originale dite de Tabelbala-Tachenghit.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; D'autres individus de la m&ecirc;me famille, mais plus r&eacute;cents ont &eacute;t&eacute; &eacute;galement mis au jour en plusieurs endroits au Maroc, notamment &agrave; Sidi Abd Errahmane et &agrave; Sali. Ils sont dat&eacute;s entre 375.000 ans et 150.000 ans . Par leurs caract&egrave;res &eacute;volu&eacute;s, ces homo erectus annoncent les Proto-Sapiens du Djebel Irhoud 5maroc) dat&eacute;s entre -70.000 et - 60.000 an. Ils sont les auteurs du complexe industriel dit &quot;Moust&eacute;rien&quot;, caract&eacute;ris&eacute; par des outils faits esentiellement sur &eacute;clats et obtenus par la technique levallois. C'est un proc&eacute;d&eacute; tr&egrave;s &eacute;labor&eacute; qui pr&eacute;d&eacute;termine l'outil avant m&ecirc;me son d&eacute;tachement du nucl&eacute;us, pr&eacute;par&eacute; &agrave; cet effet.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; A partir de 40.000 ans succ&egrave;dent aux Prot-Sapiens du Djebel Irhoud, les hommes at&eacute;riens de Dar Es Soltane (Maroc) . Se sont les premiers Homo Sap&icirc;ens (hommes modernes) d'Afrique du Nord. Ils ont d&eacute;velopp&eacute; une culture originale qui s'est singularis&eacute;e par des outils pourvus d'un p&eacute;doncule facilitant leur emmanchement et par une remarquable expansion territoriale couvrant l'Alg&eacute;rie, le Mroc, la Tunisie, la Libye, l'Egypte et le Niger, un vaste territoire allant de la M&eacute;diterran&eacute;e au 17&egrave; parall&egrave;le.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Evoluant sur place, les at&eacute;riens du Pal&eacute;olithique moyen ont donn&eacute; naissance, vers -22000 ans aux M&eacute;chto&iuml;des (de Mechta El Arbi, T&eacute;bessa)-proches morphologiquement des Cro-Maghnon europ&eacute;ens- Ils ont occup&eacute; tout le littoral maghr&eacute;bin, le moyen et le haut Atlas marocain (Aguelmane Sidi ali, Talouet...)l'Atlas saharien (El Hamel et El Houita). Ils sont connus par les nombreux sujets (plus de 500 individus) exhum&eacute;s des n&eacute;cropoles de Columnata (Tiaret) et d'Afalou bu R'mel (B&eacute;ja&iuml;a). certains d'entre eux ont moins de 10000 ans et ont m&ecirc;me subsister jusqu'aux temps n&eacute;olithique et protohistorique, notamment en Oranie et au Maroc atlantique et auraient colonis&eacute; les &icirc;les Canaries.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Les Mechto&iuml;des sont les porteurs de l'Ib&eacute;romaurusien ( du Pl&eacute;istoc&egrave;ne sup&eacute;rieur) dat&eacute; de -22 000 ans &agrave; -10 000 ans et du Capsien (Capsa, Tunisie) dat&eacute; entre le 9&egrave;me et le 5&egrave;me mill&eacute;naire et dont le territoire de pr&eacute;dilection est tout le Maghreb oriental, depuis les hautes plaines tunisiennes et alg&eacute;riennes jusqu'aux hauts plateaux de la r&eacute;gion de Tiaret.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; L'outillage ib&eacute;romaurusien est essentiellement fait sur silex, sous forme de microlithes devant &ecirc;tre sertis dans des armatures en os ou en bois. Plus important encore, l'homme d'Afalou a manifest&eacute; des capacit&eacute;s cr&eacute;atrices remarquables dans le domaine de l'art figuratif. Les figurines en terre cuite d&eacute;couvertes durant les ann&eacute;es 1980 dans le gisement pr&eacute;historique d'Afalou bu R'mel sont les plus anciennes manifestations artistiques en Afrique. Elles sont dat&eacute;es entrte -13000 et -18000 ans. Quant au Capsien, il est caract&eacute;ris&eacute; par un outillage aussi riche que vari&eacute;, notamment les grattoirs, les lames et les lamelles et beaucoup de microlithes g&eacute;om&eacute;triques (croissants, triangles, trap&egrave;ze...), ainsi qu'une abondante industrie osseuse. L'art y est &eacute;galement pr&eacute;sent sous forme de test d'oeufs d'autruches incis&eacute;s et de plaquettes grav&eacute;es. Ces oeuvres d'art sont &agrave; l'origine des chefs-d'oeuvre du N&eacute;olithique et m&ecirc;me de l'art berb&egrave;re.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Apartir de 12000 -10000 ans, le processus de n&eacute;olithisation s'amorce avec le passage de l'humanit&eacute; de la vie nomade &agrave; celle de s&eacute;dentaire. Ue transformation radicale s'est op&eacute;r&eacute;e dans l'organisation sociale et &eacute;conomique, conduisant d'une &eacute;conomie de pr&eacute;dation(chasse et cueillette) &agrave; une &eacute;conomie de production. L'&eacute;levage et l'agriculture vont permettre &agrave; l'homme de se d&eacute;livrer davantage des conditions contraignantes du milieu. Les substrats existants,&nbsp;ib&eacute;romaurusien et capsien, ont &eacute;t&eacute; enrichis par la diversification de l'outillage et par l'apport de nouveaux &eacute;l&eacute;ments tels que les outils polis, le mat&eacute;riel de broyage, les t&ecirc;tes de fl&egrave;ches et surtout la c&eacute;ramique.</font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4">&nbsp;&nbsp; Mais l'apanage du N&eacute;olithique est sans doute la profusion sp&eacute;ctaculaire de l'art pari&eacute;tal. Les peintures et gravures du Tassili, du Hoggar ou celle des montagnes de l'Atlas saharien constituent par leur originalit&eacute;, leur qualit&eacute; et leur diversit&eacute;, l'ensemble le plus&nbsp; remarquable et le plus coh&eacute;rent dans le monde. Peintes ou grav&eacute;es, ces oeuvres d'art relatent le d&eacute;roulement de la vie de nos lointains anc&ecirc;tres&nbsp;, &eacute;leveurs et agriculteurs avec un &eacute;tonnant sens du mouvement, d&eacute;gageant sempiternellement l'impression que la vie rejaillit fougueusement, pour rompre les solitudes pesantes et le silence assourdissant du d&eacute;sert de tous les d&eacute;serts. Mais l&agrave;, c'est une toute autre Histoire. </font></p>
<p align="justify"><font face="Times New Roman" size="4"></font></p>
<font face="Times New Roman" size="4"></font>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[sapiens]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-01-30T10:04:18+02:00</dc:date>
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